vendredi 11 octobre 2013

Remise du Prix Théophile Legrand pour l’innovation textile et rencontre avec les étudiants de l' l’Ensait


7 Octobre : Ary et Julie participent à la remise du prix Théophile Legrand pour l’Innovation Textile.

Pour rendre hommage à Théophile Legrand (fondateur de l’industrie lainière à Fourmies dans le Nord de la France), une fondation a été créée en 2007 par Christian Cambier, descendant de Théophile Legrand et son épouse Dominique. Ce prix récompense des chercheurs ou étudiants pour la création originale d’une matière, d’une fibre ou d’une étoffe dans le domaine des textiles techniques ou intelligents, d’un nouveau textile design innovant ou de nouveaux procédés de production industrielle textile. Le but est de favoriser l’innovation, la recherche, l’émulation et l’imagination en mettant en lumière la création technique et industrielle.

Pour son renfort technique en fibre de jute, Gold of Bengal reçoit la Mention Spéciale du Jury .
Une bonne opportunité pour présenter le projet et ses enjeux aux nombreux invités de l’événement !


Ce voyage dans le nord de la France, région historique du textile,  fut également l’occasion pour nos deux baroudeurs de passer à l’ENSAIT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles) pour présenter le projet et, on l'espère, motiver la nouvelle génération d’ingénieurs à s'engager dans l'innovation solidaire!


Gold of Bengal invité du LH Forum


La rentrée débute fort !

Le 26 septembre dernier, l’équipe de GOB (vétérans et nouvelles recrues) a eu l’honneur d'être invité à participer à la seconde édition du LH forum, évènement de rassemblement des acteur de l'Economie Positive au havre.  Ce mouvement, qui rassemble intellectuels, syndicats, pouvoirs publics, entreprises, ONG, étudiants et experts de la pensée économique, tente de trouver une voie de sortie à la crise systémique que traverse le pays notamment via la promotion de modèles économique alternatifs.

L’économie positive replante l’homme et la planète au centre des préoccupations. Elle valorise la prise en compte de l’autre, passé, présent et à venir plutôt que la satisfaction immédiate des intérêts individuels de court-terme, les relations plutôt que les transactions. Elle ne considère pas notre planète comme un moyen, un ensemble de ressources  à la disposition de l’homme mais comme une fin. Elle s’appuie sur les échanges, les interconnections entre individus, entre structures, les projets communs, l’ouverture aux autres !



Lors de cet évènement d’importance, le film 26’ sur le projet Gold of Bengal, réalisé par les équipes de Shamengo a été présenté en avant première au public. S’en est suivit un jeux questions/réponses entre Catherine Berthiller (fondatrice de Shamengo), Ary et Elaine, qui ont expliqué les enjeux du projets, leurs motivations, les problématiques rencontrées, et enfin, les développement futurs de Gold of Bengal.

Le 26’ bientôt sur vos écrans !  Trailer ici : 




L'industrie du jute n'a plus de secrets pour GOB! Ou presque..


Durant 3 mois, GOB a lancé le chantier de l’analyse de l’impact économique et social du projet.
Marie, jeune ingénieure agronome, a donc sillonné le pays du Nord au Sud et d’Ouest en Est pour aller à la rencontre de tous les acteurs de l’industrie du jute au Bangladesh. Cultivateurs, traders, industriels du jute, et organismes étatiques lui ont dévoilé tous les secrets de cette industrie mystérieuse qui n’a désormais plus de secrets pour elle ! Enfin presque…

                 

Les objectifs de cette mission :  Analyser l’industrie, réfléchir sur l’impact du projet et définir des stratégies associées. Pour répondre à ces questions, Marie a débuté son voyage par une étude bibliographique de l’industrie du jute dans son ensemble : de la culture à la production. Elle a ensuite confirmé ces données par une analyse terrain. Résultat ? Un compte rendu de ces recherches est en cours de rédaction.

Les contraintes de la filière jute  peuvent se résumer comme suit :
-Concernant les cultivateurs de jute: la production est peu efficace par cause d’une insuffisance de la filière semencière locale, un savoir technique limité et un problème de pénurie d’eau qui impacte la croissance du jute et surtout l' étape du rouissage*. De plus, le prix du jute est peu rémunérateur pour ces producteurs à cause d’une forte volatilité  des prix, pas d’incitation à la qualité, une chaine d’intermédiaires conséquente et un faible pouvoir de négociation de ces derniers.
-Concernant les 219 usines de jute du pays, on identifie un manque d’intérêt de celles-ci pour la diversification, un management archaïque, des machines obsolètes et sous-utilisées, un environnement de travail nocif et de plus en plus de difficultés d'approvisionnement en jute de bonne qualité.

En réponse à ces problématiques, nous avons pu identifier des points d’action pouvant être mis en œuvre à court terme pour maximiser l'impact économique et social du projet. Par exemple, obtenir une traçabilité sur l'approvisionnement du jute, répartir les bénéfices de manière équitable via des collaborations avec des coopératives paysannes, implanter des nouvelles techniques de rouissage pour augmenter la productivité des paysans et pallier au problème de l’eau, améliorer l’ergonomie du travail des employés sur les machines.

*Rouissage: Processus à travers lequel des tiges de plantes fraîchement coupées sont immergées dans des étangs ou des fossés de manière à ce que la partie tendre de la plante pourrisse et que ne restent que les fibres désirées, qui sont ensuite séchées et traitées.






samedi 8 juin 2013

Le procédé de production est validé !

Reprenons depuis le début...

Pour développer le composite en jute, Gold of Bengal travaille sur 3 axes :

- La recherche : Arthur est actuellement en France pour finir la caractérisation mécanique du matériau et il s'attaque ensuite à l'ACV (Analyse du Cycle de Vie).
- Le prototypage : Pour tester le matériau et communiquer sur ses potentialités, Gold of Bengal produit des objets à vocation scientifique (bateaux) ou commerciale (tabouret "Toul", planches de surf).
- La production : Pour répondre à la demande naissante, Ary travaille à la conception et la mise en place de la chaîne de production permettant de produire le tissu technique de jute pour composite.

L'année dernière, avec Pierre-Alain un premier petit process avait été expérimenté pour pouvoir produire les 300 m2 de tissu nécessaires à la fabrication du bateau "Gold of Bengal" et les prototypes de tabourets. Ce procédé était déjà une belle réussite mais ses capacités étaient limitées et il ne permettait pas d'envisager une production très importante.



Depuis trois mois, Ary et Arthur se sont donc penchés sur la conception d'un nouveau process industriel, cette fois-ci beaucoup plus productif. Avec notre nouveau partenaire, la jute Mill de Sonali Aansh à Narsringdi, près de Dhaka, ils ont pu replonger les mains de cambouis : modification de machines de filature existantes, création de nouvelles machines, tests et retests, joies et déceptions...
Et enfin, ça marche!


(1er rouleau d'UD de jute sur nouveau process)


Cet élément clé pour le développement du projet désormais validé, nous pouvons commencer à penser plus sérieusement à la prochaine étape, très éxitante : la création de l'entreprise sociale de production de tissu technique de jute pour composite !



(Rédaction du Social Business Plan en cours. Affaire à suivre...)

vendredi 7 juin 2013

Surfin'Bengal !

La fabrication de planches de surf a commencé!

L'équipe est installée à Cox's Bazar depuis maintenant 3 mois. Après avoir parcouru le Bangladesh à la recherche du matériel nécessaire, Roland (notre charpentier de marine improvisé shaper) a pu se mettre à la tâche.
La première étape est de déterminer le meilleur procédé de fabrication possible pour ces planches. 
Pour l'instant, nous essayons la version 'classique' (application du tissu sur un pain de mousse). Pour ce procédé nous utilisons un nouveau tissu de jute, le plus fin que nous ayons jamais trouvé au Bangladesh. Pour l'intérieur, nous avons enfin trouvé de la mousse PU, utilisée ici pour l'isolation des réfrigérateurs à poissons!


Ce premier prototype nous a donné bien du fil à retordre...
Roland a rapidement réussi à reproduire un shape de mini-longboard (parfait pour les débutants) mais l'application la stratification du jute fut l'occasion de nombreux ratés. Enfin disons plutôt des tests, plus ou moins concluants, car nous avons finalement quand même trouvé une bonne technique que nous allons conserver.


Le résultat est très encourageant : une planche en jute qui flotte, et qui surfe même! Très résistante mais encore un peu lourde...



Pour ce travail de prototypage, Roland travaille avec Kamrul (jeune surfeur bangladais de 21 ans), très motivé pour apprendre la technique du shape. 
D'une manière générale, nous souhaitons intégrer les surfeurs les plus motivés à notre aventure et au développement futur de ces planches éco-conçues et accessibles pour le Bangladesh.
(Plus de détails sur nos ambitions et objectifs dans la brochure plus bas.)


La fabrication d'un second prototype avec ce procédé a débuté avec comme objectif d'alléger au maximum cette prochaine planche grâce à une meilleure stratification du tissu (en une seule fois si possible!).

Nous allons également débuter en parallèle la recherche sur un autre procédé de fabrication, en moulage cette fois-ci. Potentiellement plus rapide et moins couteux, ce process ouvre également la porte à la recherche de renforts plus écologiques que la mousse. 
Mais qu'allons nous bien pouvoir mettre dans ces surfs? Vos idées sont les bienvenues, surtout si elles sont originales!


























lundi 11 mars 2013

Gold of Bengal à Cox's Bazar


Après 5 mois à Chittagong au sein du chantier naval Taratari, le projet Gold of Bengal a déménagé à Cox’s bazaar.




Il y a une semaine, nous avons quitté le chantier naval Taratari et la rivière Karnaphuli qui ont vu naître le premier voilier en fibre de jute. Le bateau a parcouru les 60 miles qui séparaient Chittagong de Cox’s Bazar, tandis qu’une autre partie de l’équipe faisait le chemin en camion pour aménager notre nouveau nid.


Cox’s bazaar se trouve au Sud de Chittagong, au bord de la plus grande plage de sable au monde. Alors que le bateau va partir pour des essais en mer, le projet a décidé de prendre ses quartiers dans cette cité balnéaire afin de se lancer dans un nouveau projet : la conception et le développement de planches de surf en Pàt avec les surfeurs locaux.



Notre bureau et notre ateliers vont prendre place petit à petit au sein du Cox’s Bazaar Life Saving and Surfing Club aka Surfing Tigers dans un cadre idyllique nous assurant les meilleures conditions pour continuer notre travail.


Parallèlement notre équipe d’ingénieur continue de travailler en partenariat avec des Jute Mills à Faridpur et à Dhaka au développement d’un nouveau process de fabrication du tissu technique.

dimanche 10 mars 2013

Corentin à TEDX Bordeaux

Pour ceux qui n'étaient pas là le 1er décembre 2012 à Bordeaux pour les conférences TED, voici la vidéo de l'intervention de Corentin.